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UFO Magazine - Février-Mars 2006

Cet article a été rédigé le 13 janvier 2006.

Publié dans le numéro de Février-Mars,

sa diffusion a été autorisée par l'éditeur trois mois plus tard.

traduction & Commentaires : © DdP
ovnis_at_icietmaintenant.com

Rare interview audio - 78mns

Mon nom est Richard Doty, je suis un ancien agent spécial de l'AFOSI (Air Force Office of Special Investigation), redevenu simple citoyen, vivant actuellement au Nouveau-Mexique.

Bill Birnes, l'éditeur de UFO-magazine, m'a récemment demandé de rédiger quelques commentaires sur les récentes révélations de Serpo.

J'ai répondu que je serais heureux de donner mon analyse personnelle de l'information qui concerne Serpo, qui décrit un Programme d'échange en 1965 entre des militaires des Etats-Unis et des extraterrestres de la Planète Serpo du système stellaire de Zeta Reticuli.

Rick Doty

Avant de rentrer dans les détails du Projet Serpo, je dois d'abord expliquer que je suis inscrit sur la liste de diffusion de Victor Martinez depuis un an. Pour ceux de vos lecteurs qui ne connaissent pas Victor, je vais commencer par une courte biographie du personnage. Pour comprendre la révélation du Projet Serpo, il faut bien saisir le rôle de Victor.

Victor a été un employé du gouvernement américain. Il a travaillé pour plusieurs agences Fédérales d'applications pénales et il enseigne maintenant à Los Angeles. Victor a manifesté un intérêt de longue date pour le sujet ufologique, et il assure un service régulier d'informations par email qui compte des centaines de destinataires. Début Novembre 2005, Victor m'a fait savoir qu'il avait été contacté par une personne qui souhaitait être appellée Anonyme, et qui lui tenait un discours extraordinaire; cela étant j'avais déjà entendu cette histoire.

Mr. Anonyme, c'est ainsi que j'aime le nommer, s'est présenté comme un fonctionnaire retraité du Gouvernement US, et il a commencé à raconter le "véritable" incident de Roswell. Il a déclaré qu'il y avait eu deux sites de crash : l'un au sud-ouest de Corona, et l'autre à Pelona Peak, au sud de Datil, Nouveau Mexique. Le crash impliquait deux engins extraterrestres.

Le crash de Corona avait été découvert le jour suivant par une équipe d'archéologues, qui avaient rapporté leur découverte au bureau du Shériff de Lincoln County. Un adjoint est arrivé le lendemain avec le renfort d'un officier de police d'Etat. Un être alien était vivant, une entité biologique extraterrestre (EBE), qui fut découvert caché derrière un rocher. Il lui fut donné à boire, mais il refusa la nourriture, et on le transféra au Laboratoire National à Los Alamos, au Nouveau Mexique.

L'information parvint au Terrain d'Aviation Militaire de Roswell. Le site fut inspecté, et toutes les preuves matérielles furent emportées à Roswell. Cependant, c'est à Los Alamos qu'on emmena les corps, parce qu'on y disposait d'un système de réfrigération, lequel a permis aux corps de demeurer congelés pour être examinés. Le vaisseau a été emporté à Roswell et de là à Wright Field, Ohio, par la suite renommé Wright Patterson Air Force Base.

Le deuxième emplacement n'a été découvert qu'en août 1949, par deux ranchers. Plusieurs jours plus tard ils ont raconté leur découverte au shérif du comté de Catron, Nouveau-Mexique. En raison de l'éloignement du site, il fallut au shérif plusieurs jours pour parvenir à cheval à l'endroit de l'accident. Une fois sur place, le shérif a pris des photographies et est retourné à Datil.

La base militaire de Sandia, Albuquerque, (Nouveau-Mexique) qui devint Kirtland Air Force Base fut lors alertée. Une équipe de Sandia a sécurisé toutes les preuves, y compris six corps. Les corps ont été ramenés à la base de Sandia, mais plus tard transférés à Los Alamos.

L'entité survivante a établi des communications avec les militaires U.S. il nous a indiqué la localisation de sa planète d'origine et nous a décrit sa race extraterrestre.

Par la suite, le Gouvernement U.S. a établi le contact avec les Ebens, ainsi qu'ils furent nommés, et un lieu fut déterminé pour la rencontre, le site bien connu de Holloman où s'était produit un atterrissage en 1964. Mr. Anonyme a expliqué que l'endroit était situé à côté de la Base Air Force de Holloman, mais pas à Holloman proprement dit.

Pendant cette rencontre, un programme d'échange fut organisé entre les deux peuples. Notre gouvernement a choisi douze militaires : dix hommes et deux femmes. Ils furent entraînés, testés, et méticuleusement effacés du registre militaire. En 1965 l'équipe des douze ont embarqué dans un vaisseau Eben vers la planète Serpo.

Ceci représente le coeur de l'histoire racontée par Mr. Anonyme dans une série de onze messages principaux à ce jour, tous à ce stade ayant été diffusés via Victor Martinez. Les lecteurs peuvent se rendre sur www.serpo.org et lire l'ensemble des originaux en anglais, assortis de quelques analyses de différentes personnes. Dans la suite de cet article, je vais vous présenter ma propre analyse du contact initié par Mr. Anonyme, et de l'information qu'il nous a communiquée.

Début 1979, débutant comme jeune agent spécial de l'AFOSI arrivant à la Base Air Force de Kirtland, j'ai été assigné à la division de contre-espionnage du District 17 de l'AFOSI. J'ai été formé à un programme spécial et compartimenté.

Ce programme concernait l'implication du gouvernement des Etats-Unis avec des entités biologiques extraterrestres. Pendant mes premières étapes, j'ai reçu une formation complète sur les apects méconnus de l'implication de notre gouvernement avec les EBEs. Je fus informé sur l'incident de Roswell, et j'appris en effet qu'il y avait eu deux sites de crash. l'un au sud-ouest de Corona, et l'autre à Pelona Peak, au sud de Datil. Au fond, c'était exactement la même information révélée par Mr. Anonyme

On me donna d'autres détails sur l'endroit où furent trouvés les corps et l'emplacement où se cachait l'entité survivante. Ces détails me furent exposés en 1979 et je peux confirmer que Mr. Anonyme a bien en effet diffusé une information qui était jusqu'alors inconnue du public. Le fait que les corps furent emmenés à Los Alamos et que la Base de Sandia a été chargée du second site sont des points qui n'avaient pas été diffusés publiquement jusqu'ici. Cette information est exacte.

Pendant une formation en 1984 j'ai lu un document qui mentionnait un programme d'échange entre une race aliène et douze militaires américains. La formation ne détaillait pas davantage le programme d'échange, mais il le situait entre 1965 et 1978.

J'ai essayé d'obtenir d'autres informations pendant une session au Pentagone en 1985, mais on m'avait fait savoir que je n'avais pas l'accréditation correspondant à ce niveau. J'ai pris ma retraite en 1988, et sauf une fois, je n'ai plus jamais entendu parler de ce sujet jusque très récemment.

En 1991 pendant une petite fête pour célébrer le départ en retraite d'un ami de l'AFOSI, j'ai eu une conversation avec le Colonel Jack Casey, retraité des services de Renseignement de l'Air Force. Je lui ai spécifiquement demandé ce qu'il en était du programme d'échange dont j'avais entendu parler. Le Colonel Casey eut l'air surpris et regarda alentour pour s'assurer que nous étions seuls, puis il nous fit sortir et m'entraîna vers un patio. Le Colonel Casey me donna alors quelques explications sur le programme d'échange :

En 1965, douze militaires américains furent embarqués dans un engin extraterrestre et volèrent vers une planète aliène située à environ 40 années-lumière. Le programme d'échange a duré jusqu'en 1978, au retour de l'équipage. Certains étaient morts entre-temps sur la planète aliène et en 1991, époque où je reçus cette information, d'autres étaient morts depuis. Le rapport final des personnels revenus sur Terre est toujours classifié. Note : tous les membres de l'équipe sont aujourd'hui décédés, le dernier survivant est mort en 2002. Là encore, c'est en totale conformité avec ce que Mr. Anonyme a révélé.

Le Colonel Casey n'avait pas voulu ou pas pu m'en dire davantage. Au cours des années suivantes j'ai essayé d'obtenir d'autres informations, mais personne, pas même les officiers de renseignement à la retraite parmi mes connaissances, n'avait ou ne souhaitait m'apporter le moindre élément complémentaire. Enfin vers la fin de 2005, soit 14 années plus tard, Mr. Anonyme a diffusé cette étonnante révélation dont nous parlons ici.

Bien que beaucoup de cette information recoupe étroitement ce que j'avais entendu par ailleurs, j'ai plusieurs point à évoquer concernant la méthode employé par Mr. Anonyme pour sa diffusion initiale, mais aussi quant à information elle-même. Tout d'abord, j'aurais personnellement préféré que Mr. Anonyme choisisse un autre support; il aurait peut-être du choisir un lieu plus ouvert. Bien que je n'aie rien que des éloges à l'intention de Victor Martinez et son forum par email, je pense que Mr. Anonyme aurait du porter son choix sur un media plus largement reconnu comme CNN, la Fox, ou quelquechose de cet acabit, qui l'aurait assuré d'une plus grande crédibilité et lui aurait permis d'accéder directement au grand public.

Si Mr. Anonyme souhaite que cette information soit largement diffusée, alors je suis d'avis qu'il serait plus efficace de s'adresser à un media d'envergure et de révéler l'information sans la fragmenter. J'ignore les raisons précises pour lesquelles il a préféré diffuser son information via Victor Martinez.

Ensuite, je remarque plusieurs anomalies évidentes dans l'information qui a été diffusée jusqu'à ce jour. Plusieurs anciens officiers de renseignement se sont prononcés depuis que Mr. Anonyme a commencé cette diffusion, et ils ont souligné divers points qui leur paraissaient erronés dans les messages.

Par exemple, Mr. Anonyme a déclaré que l'équipe d'échange était composée de dix hommes et deux femmes. Cependant, aussi bien Paul McGovern, ancien responsable de la sécurité pour la Defense Intelligence Agency, que Gene Loscowski (de son vrai nom Gene Lakes), ancien directeur de la sécurité au Site de Tests du Nevada, ont remis en question la composition de cette équipe. Trois autres anciens officiers de Renseignement de l'Air Force ont également discuté cette information.

D'après Mr. McGovern, douze hommes furent sélectionnés; pas de femmes. Mon autre source indépendante a également confirmé que des femmes n'ont pas fait partie de cette mission.

Je ne souhaite pas contrarier mes lectrices, mais pour bien comprendre comment les militaires ont mis ce projet en oeuvre, on doit considérer l'armée américaine non pas comme elle se présente actuellement – mais comme elle fonctionnait à l'époque, en 1965.

Il y avait autrefois une ségrégation importante dans les milieux militaires. L'USAF engageait des femmes dans l'Air Force (WAFS), il y avait des femmes dans la Navy (WAVES), et l'Armée enrôlait des femmes dans les Army corps (WACS).

La plupart des femmes militarisées étaient engagées dans les services médicaux, administratifs, les fournitures, ou dans la filière de carrière. Peu de femmes auraient été qualifiées pour affronter une telle mission de longue durée. Il a fallu attendre la fin des années 70 pour qu'on commence à sélectionner des astronautes de sexe féminin. Autant de bonnes raisons pour mettre en question cet aspect particulier des messages de Mr. Anonyme.

Mr. Anonyme a ensuite détaillé l'entrainement des douze personnes sélectionnées pour la mission. Deux anciens fonctionnaires de la Defense Intelligence Agency ont confirmé que l'entrainement évoqué était bien celui des astronautes et qu'il s'étalait sur un an mais qu'il portait plutôt sur les capacités de vol que la collecte de renseignement et l'entraînement au combat tel que détaillés par Mr. Anonyme. Si on y réfléchit davantage, l'entrainement des astronautes serait sans doute plus en rapport que l'entrainement décrit par Mr. Anonyme.

(NdT : Ce point ne me paraît pas convaincant, parce que les astronautes en exploration lunaire ou martienne, ne sont pas censés se trouver confrontés à d'autres individus, ne sont pas confrontés à une autre civilisation).

Mr. Anonyme a également fourni une liste des fournitures embarquées pour la mission. Selon ses premiers rapports, l'équipe a embarqué 9.000 livres de matériels. Toutefois, Mr. Anonyme a par la suite corrigé ce chiffre en l'établissant à 90.500 livres.

Il a précisé que des bombonnes de nitrogène liquide faisaient partie du paquetage comme une ressource de sécurité contre les Ebens, parce qu'ils étaient sensibles au froid. Mais le nitrogène liquide n'aurait pas de stabilité sur une longue période et ne serait utilisable que quelques semaines dans un confinement en bombonnes. Peut-être Mr. Anonyme a-t-il voulu parler d'air comprimé, qui durerait plus longtemps, ou mieux encore, du Fréon, qui aurait une parfaite stabilité pendant de longues périodes.

Finallement, Mr. Anonyme a parlé de pistolets et de carabines qui auraient été emportés comme moyens de défense. Mes sentiments sont partagés à ce sujet. Bien sur, s'agissant d'une troupe militaire, je peux comprendre qu'on embarque des armes, par mesure de sécurité. Cependant, si vous considérez qu'une confiance est suffisamment établie avec des Ebens pour leur confier 12 militaires américains, qui vont se rendre sur une planète distante de 40 années-lumière, pour une durée de 12 ou 13 ans, pourquoi emporteraient-ils des armes ? A quoi pourrait leur servir d'être armés sur une planète à 40 années-lumière d'ici ?

(NdT : La polémique est sans grand intérêt - le contre-argument peu convaincant : des armes peuvent servir à repousser une éventuelle agression d'un Eben perturbé, ou d'animaux exotiques particulièrement agressifs.)

Le côté positif de l'information de Mr. Anonyme, c'est que bon nombre de personnes habilitézs au secret et de chercheurs ont confirmé avoir entendu précédemment parler d'un tel programme d'échange. J'inclus des personnes aussi respectables que Linda Howe et Whitley Strieber, de même que le Colonel Casey et tous les anciens officiels de la DIA que j'ai mentionnés plus haut.

Une terrible et brève expérience de Whitley Strieber, il y a10 ans, fut cette rencontre avec un homme qui l'avait abordé lors d'une convention et lui avait déclaré avoir fait partie de l'équipe embarquée pour Serpo, laissant ensuite Strieber réfléchir à ce qu'il venait d'entendre. Un tel niveau de corroboration me paraît très significatif, et je pense que mes lecteurs en seront d'accord.

Certaines des données fournies par Mr. Anonyme me semblent inadéquates - comme les paramètres orbitaux et d'autres informations scientifiques - cependant il a aussi, étrangement, publié que les lois de la physique n'étaient pas précisément les mêmes sur Serpo que dans notre système solaire.

Quoi qu'il en soit, l'information scientifique fournie par Mr. Anonyme a ouvert un large débat concernant la planète Serpo et ce système solaire particulier. Selon lui, Serpo était une planète d'un système d'étoiles doubles. Un tel système binaire est constitué de deux étoiles, chacun orbitant autour de leur centre de gravité commun.

Je ne suis pas un expert en maths ou en sciences et je ne me pencherai pas sur les différents schémas ou formules, mais il me semble qu'on peut trouver dans cette affaire des arguments légitimes d'un côté comme de l'autre. Mais je me fais la remarque qu'un auteur de canular se serait arrangé pour ne produire que des chiffres exacts. Le but d'un faussaire, ou de celui qui propage une désinformation, est particulièrement de convaincre, pas de s'exposer à la première critique qui viendrait balayer son développement.

En conclusion, et en laissant de côté les nombreuses confirmations et témoignages de mes différents collègues, mon opinion est que Mr. Anonyme ne se comporte pas comme un faussaire. Un auteur de canular aurait fait beaucoup mieux, pour ainsi dire, en documentant bien davantage ses données contestables. Un point important, les anomalies évoquées et l'absence jusqu'à ce jour des photographies promises, tout cela doit être rapporté aux conditions de sécurité très particulières dans lesquelles Mr. Anonyme doit opérer.

On doit prendre en compte que Mr. Anonyme peut difficilement disposer d'un rapport de 3.000 pages, à disposition dans son salon, comme le catalogue des Bonnes Affaires. Ce rapport doit être étroitement gardé dans un lieu de haute sécurité, et nous ignorons tout des conditions d'accès à ces documents. Nous pouvons même former l'hypothèse que Mr. Anonyme puisse n'avoir dorénavant aucun accès au dossier, et qu'il doive entièrement se fier à sa mémoire, ou celle d'une autre personne, ou bien que quelqu'un d'autre lui transmet cette information, soit par téléphone, ou qu'il s'agisse d'enregistrements, dans des conditions sur lesquelles il n'a pas forcément de contrôle.

En ce qui concerne les photographies, elles peuvent se trouver dans un endroit différent. Paradoxallement, une explication possible du silence de Mr. Anonyme depuis son dernier message le 21 décembre jusqu'à ce jour, le 13 janvier, où je rédige ce texte, pourrait bien être qu'il ait pu rencontrer quelques difficultés avec des agents de l'intérieur.

Nous savons que différentes factions s'opposent au sein de la communauté du renseignement en ce qui concerne la divulgation. Certains peuvent souhaiter y faire obstacle, tandis que d'autres préfèrent regarder ailleurs, en apportant un discret soutien à la révélation, en laissant simplement les choses se faire. A ce stade nous ignorons ce qu'il en est. Ces éléments ne présentent pas de raisons suffisantes qui nous permettent de conclure; cependant, nous ne pouvons rien démettre sans y avoir murement réfléchi.

En conclusion, il me semble que s'il y a quelques erreurs notables au niveau des détails, il existe un consensus solide pour attester qu'un tel projet a bien fonctionné, et nous avons d'excellentes raisons de nous pencher en toute honneteté sur la question. J'espère sincèrement que d'ici la mise sous presse de ce magazine, Mr. Anonyme aura refait parler de lui, et que cette importante révélation se poursuivra en 2006.